Exposition collective | Le soleil se lève aussi | Du 6 au 28 novembre 2020

Avec : Tiffany Bouelle, Maxime Chanet, Manon Daviet, Antoine Duruflé, Charlotte Gautier Van Tour, Orie Inoue et Alexandre Kato

Aux premières lumières du jour apparaissent des phénomènes invisibles jusqu’alors, des réalités tangibles se matérialisent, des paysages nouveaux se dessinent. Instant suspendu où la nuit cède sa place au jour, l’aube inonde chaque jour le monde d’augustes promesses. Elle augure le renouveau et suscite l’espoir. Source intemporelle d’inspiration, elle rythme depuis toujours le quotidien des hommes. Symbole de vie, astre du jour, le soleil naissant chasse les ténèbres, libère les âmes, il est le garant d’un cycle inexorable.

Reprenant le titre du roman d’Ernest Hemingway, l’exposition le soleil se lève aussi présente les travaux de sept artistes émergents. Les œuvres explorent cette idée du passage d’un état à l’autre, du basculement de l’invisible vers le visible. Les univers mis en lumière par les artistes, évoquent les phénomènes de la métamorphose et de la renaissance, ils symbolisent la quête universelle.

Les photographies de Maxime Chanet fixent la solitude et l’individualité, dans un Japon romantique et fascinant où les lumières bleues de l’aube dévoilent des visages oubliés.

Les peintures de Tiffany Bouelle évoquent les souvenirs et les voyages dont les géométries variables et les luminosités font écho à des flâneries ou des lieux de vie, proposant ainsi une redécouverte de ces lieux par le prisme des couleurs et la sensation des formes.

Charlotte Gautier Van Tour, révèle des mondes invisibles, elle lie des connexions entre les écosystèmes et les êtres, révélant ainsi la magie de la matière. Les formes qu’elle imagine sont organiques et découlent de gestes qui laissent une grande place au hasard et à la sérendipité.

Antoine Duruflé crée des paysages surréalistes, il fait découvrir des univers vierges et inexplorés. La nature est foisonnante, indomptable, elle déborde du cadre et crée l’illusion de mondes post-futuristes dans lesquels la présence humaine a disparu.

Manon Daviet réalise des tapisseries à mi-chemin entre l’art et l’artisanat. Son style graphique se caractérise par des couleurs aux teintes vibrantes ainsi que par la synthèse des formes. Ses compositions sont chargées de mysticisme et de récits mythologiques.

Alexandre Kato détourne les objets du quotidien pour leur donner une nouvelle valeur symbolique. Il se réapproprie notamment des éléments fétichisés associés au Japon et les détache de leurs valeurs symboliques. Ces objets deviennent les récepteurs d’une nouvelle histoire.

Orie Inoue cherche à questionner notre rapport au vivant, aux mystères du monde et à l’invisible. Ses pièces peuvent être considérées comme des objets de projection qui solliciteraient notre perception, notre ressenti et notre imaginaire. À travers elles, Orie aspire à partager un sentiment d’émerveillement, une envie de nous reconnecter avec le vivant et à susciter l’espoir de germinations de possibles…

 

Tiffany Bouelle

Née en 1992 – vit et travaille à Paris

Artiste peintre et plasticienne franco japonaise, Tiffany Bouelle expose sa première série de dessins «Mauvais Rêves» en janvier 2018 à la galerie Tokonoma dans le village Saint Paul. Sa peinture connaît alors un profond renouvellement, le répertoire de ses formes géométrique s’enrichit sous l’influence de ses voyages, lui ouvrant en 2019 les portes de sa première exposition personnelle dans le Marais «HAJIMARI» («Le commencement»).

Sa palette s’élargit continuellement de combinaisons de formes et de couleurs vives, fortement contrastées et fait place à de nouvelles techniques telle que la superposition. Une œuvre lumineuse et colorée en cache une autre aux formes brunes et terreuses.

Souhaitant dépasser le simple cadre de la toile, elle applique ses expériences sur d’autres supports comme la tapisserie, les objets domestiques, l’architecture et la mode. Des reflets sur l’eau du lac de Côme aux murs usés de Hyderabad, c’est dans la simplicité, la mélancolie et la dissymétrie que l’artiste s’épanouit et recherche sa propre définition de la beauté. Questionnant des états de conscience engendrés par notre société, l’artiste explore les troubles de la mémoire, les chocs et l’impact des réseaux sociaux sur les femmes.

https://www.tiffanybouelle.com/

 

Maxime Chanet

Né en 1988 – vit et travaille à Paris

Maxime Chanet découvre la photographie dès l’âge de treize ans. Adolescent, son quotidien marqué par la culture skate et la musique, est sa principale source d’inspiration. Il définit d’ailleurs sa pratique comme « une créativité née de l’ennui » .

Encouragé par sa grand-mère qui lui offre son premier appareil argentique, il commence ensuite une démarche photographique plus rigoureuse et aiguise son regard. Son baccalauréat en poche il étudie la photo à Paris et devient très vite assistant photo de Nicolas Guerin.Une première expérience qui lui donne l’opportunité de découvrir le milieu du cinéma et de la presse et d’enrichir sa technique et son écriture photographiques.

Dès lors, parallèlement à son métier d’assistant et aux projets de commandes, Maxime initie des projets personnels.  Il se passionne pour l’intimité des gens, leur vie secrète. Chaque voyage est pour lui l’occasion de questionner l’invisible des individus croisés au hasard de ses déambulations. Son esthétique est issue de sa passion pour le cinéma. Une photo est un arrêt sur image, un extrait de vie qui laisse le spectateurs imaginer  le passé et le futur des individus ainsi captés dans la simplicité de leur quotidien.

Et ce n’est pas un hasard si Maxime utilise principalement le 50 mm. Ce choix l’oblige à se rapprocher de son sujet, à instaurer une relation authentique et sans filtre.  Ce format est le plus fidèle à la perception de l’œil. Il témoigne du lien de proximité entre le photographe et les individus présents dans ses clichés. 

https://www.instagram.com/maxime_chanet/

 

Manon Daviet

Née en 1994 – vit et travaille à Paris

Créatrice de tapisseries contemporaines, elle travaille pour des projets de design d’intérieur ou dans le cadre d’expositions. Elle réalise ses pièces en mêlant plusieurs techniques textiles.

Sa pratique est à mi chemin entre art et artisanat car elle requiert un savoir-faire qui est au service de l’image, de sa composition et de ce qu’elle représente. Les inspirations viennent d’anecdotes ou de souvenirs personnels, d’expositions ou de lectures éclectiques. Elle se plait à montrer la beauté et le mysticisme de la nature. Son style graphique se caractérise par des couleurs aux teintes vibrantes ainsi que par une synthèse des formes. La richesse de la faune et de la flore, l’immortalité de la roche, la poésie des natures mortes, le mystère de l’histoire ou encore la fragilité de la vie, sont les sujets majeurs de Manon Daviet.

Elle aime associer au sein de ses tapisseries, d’anciennes pratiques manuelles (le point noué, le tricot, la broderie, le crochet…), avec techniques plus modernes et mécaniques(le tufting). Sa démarche artistique réside dans le fait d’assembler ces différents rendus pour que le résultat soit harmonieux. En jouant sur les reliefs, les densités et les couleurs, elle crée des plans et des textures différentes.

https://www.instagram.com/manondaviet/

 

Antoine Duruflé

Né en 1990 – vit et travaille à Paris

Antoine Duruflé a un parcours orienté en arts visuels , puisqu’ après deux diplômes en graphisme, il continue sa formation dans les ateliers de la section illustration des Arts Décoratifs de Strasbourg (HEAR). Les thèmes principaux qui se forment dans son travail sont l’image de la femme et les paysages photographiques. Il lie à ceux-ci, l’idée du voyage et de la solitude humaine, contemplative de la beauté qui émane des panoramas…

https://antoinedurufle.tumblr.com/

 

Charlotte Gautier Van Tour

Née en 1989 – vit et travaille à Marseille

La recherche est basée sur la révélation de mondes invisibles et le dévoilement des connexions entre les écosystèmes et les êtres. Il existe de grandes correspondances entre formes microscopiques et macroscopiques par exemple, car ce sont des lois universelles qui régissent l’organisation de la matière. Pour elle, l’art est une manière d’explorer l’interdépendance qu’il y a entre toute chose, d’interroger le concept de Nature, et de confronter notre corps avec d’autres espèces.

La science est omniprésente dans son travail: dans ses processus de création, dans son atelier qui ressemble à un laboratoire, même dans ses expériences qu’elle archive et dans les documentations qu’elle collecte (optique, sciences du climat, biologie) y compris les images et le vocabulaire qui nourrissent son imagination. Elle s’intéresse aussi aux cosmogonies, ces récits mythiques qui racontent l’origine et l’évolution de l’univers. Comme la science mais par l’imagination, ils essaient de comprendre l’origine et le fonctionnement des choses qui nous entourent. Cette exploration des mystères que contient notre monde est omniprésente dans son travail. Elle les souligne, les réinterprète ou révèle leur magie avec une pratique phénoménologique. Les formes qu’elle crée sont organiques et découlent de gestes qui laissent une grande place au hasard et à la sérendipité.

https://charlottegautiervantour.fr/

 

Alexandre Kato

Né en 1991 – vit et travaille à Marseille

Dans un ensemble de référence à l’art asiatique, et plus particulièrement japonais, tout comme à l’art occidental, le travail d’Alexandre Kato est une tentative de redéfinir ses origines, de reprendre contrôle sur une dépossession culturelle résultant du « regard réifiant de l’Occident ». Le jardin, possédant une identité forte qu’il soit français ou japonais, s’impose progressivement comme l’élément central de ses réflexions sur le métissage, l’exotisme et le concept de nature souvent associé à de nombreux aspects des cultures extra-occidentales.

Les objets industriels et quotidiens occupent une place importante, autant dans son travail de sculpture que d’image. En les considérant comme matière première, il cherche à leur donner une valeur symbolique qu’ils ne peuvent atteindre au sein de leur système de conception, de production et de diffusion. Le choix de ces objets est rigoureusement effectué. L’idée de leur fonction première se juxtapose aux nouvelles formes créées et provoque un décalage, métaphorique et légèrement humoristique.

http://www.alexandrekato.com/

 

Orié Inoué

Née en 1983 – vit et travaille dans le Morvan

De microcosmes en macrocosmes, des phénomènes naturels aux mystères surnaturels, depuis les multiples formes de vie tangibles et intangibles qui animent notre planète jusqu’aux forces et énergies qui façonnent notre Univers, Orié Inoué cherche à questionner notre rapport au vivant, aux mystères du monde et à l’invisible.

A travers ses pièces pouvant être considérées comme des objets de projection qui solliciteraient notre perception, notre ressenti et notre imaginaire, elle aspire à partager un sentiment d’émerveillement, une envie de nous reconnecter avec le vivant et à susciter l’espoir de germinations de possibles…

 
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