Bishin Jūmonji | Wabi | Du 31 janvier au 23 février 2019

Bishin Jūmonji | Wabi | Du 31 janvier au 23 février 2019

Le vernissage : Le jeudi 31 janvier de 18h à 21h

Water Falls, 2003-2004

 

La dernière fois que l’illustre photographe japonais Bishin Jūmonji présent a certaines de ses photographies lors d’une exposition individuelle hors du Japon , c’était en 1990 au Museum of Fine Arts de Boston . En 2019, il accepte à nouveau d’ exposer hors de son pays une sélection d’une quarantaine de photographies , sur le thème du wabi : à Paris, dans la galerie Pierre – Yves Caër, dédiée à l’art contemporain japonais, du 31 janvier au 23 février 2019.
L ’exposition « Wabi, une esthétique d’avant – garde » propose de redécouv rir l ’ un des mouvements esthétiques japonais les plus porté s au regard du monde. Bishin Jūmonji se fait le défenseur du wabi autant qu’il nous rappelle à quel point ce m ouvement fut perçu comme une disruption, un concept d’avant – garde.
Qu’est – ce que le wabi ? Ce concept naît au XII ème siècle au Japon. Il est autant un mouvement esthétique, une disposition spirituelle liée au bouddhisme et une éthique. Il renvoie à la plénitude autant qu’à la modestie que l’on peut éprouver face aux beautés naturelles. Il prône le retour à une simplicité, à une ouverture bienveillante au monde où l’on reconnaît la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.
Au XV ème siècle, s ’élargissant à la contemplation des œuvres d’art, le wabi s’inscrit aussi en une opposition à la recherche obsessionnel le et un peu vaine d’une beauté parfaite. En ce sens, il est depuis son origine une esthétique d’avant – garde.
A partir de 2000, Bishin Jūmonji concentre ses recherches sur le wabi. Les décors naturels du Japon, la cérémonie du thé, liés de façon ininterrompue à l ʼépoque contemporaine, sont publiés visuellement dans son recueil Wabi , en 2002. L ʼartiste y présente des œuvres qui développent ce sujet, notamment Omokage ( Images ), Futatabi kage ( L ʼombre à nouveau), Kaze no gotoku ( Tel le vent ). Reconnu comme l’un des tout meilleurs photographes au Japon, Bishin Jūmonji a un accès exclusif à des Trésors nationaux (en particulier, des bols Raku) et à d’autres pièces exceptionnelles, pour les photographier.
En 2010, attiré par les couleurs et le s formes singulières des fleurs qui fânent, il crée Shinden ( Sanctuaire ). En 2013, Zanketsu ( Reliques incomplètes ) porte son attention sur les parties séparées d ʼ une statue bouddhique du XIII ème siècle et rend toute sa vie à cette œuvre âgée de plus de sept – cents ans.
Ces séries prolongent son travail autour de l’esthétique wabi. Bishin Jūmonji renouvelle même le mouvement en réalisant des photographies d’instants exceptionnels, au cours de promenades dans la campagne japonaise.
Les photographies de Bishin Jūmonji ont très rarement été exposées hors du Japon : sa première œuvre, Untitled ( Sans titre ), fut présentée au public lors de l ʼ exposition « New Japanese Photography » au Musée d ʼArt Moderne (MoMA) de New – York en 1974 ; il fi t l’objet d’une exposition individuelle au Museum of Fine Arts de Boston en 1990 . Grâce à la persévérance de Naoko Ohta, ancienne conseillère scientifique de la Bibliothèque Nationale de France pour la photographie japonaise et aujourd’hui commissaire d’ex positions photographiques à travers le monde, Pierre – Yves Caër Gallery a l’honneur d’accueillir la première exposition individuelle de photographies de Bishin Jūmonji hors du Japon.

 

La communiqué de presse de l’exposition Bishin Jūmonji – Wabi, une esthétique d’avant-garde

 

 

A propos de Japonisemes 2018

 

Depuis juillet 2018, la série d’événements « Japonismes 2018 : Les Âmes en Résonance » , présente en France l’extraordinaire richesse de la culture japonaise dans tous types d’expression : arts plastiques, musique, théâtre, audiovisuel, art de vivre. Une telle concentration dans le temps d’évènements artistiques entre le Japon et la France n’avait pas été réalisée depuis trente – sept ans. Cet événement a aussi l’ambition de faire travailler ensemble la France et le Japon, de faire dialoguer les sensibilités artistiques et culturelles des deux pays, de tenter de diffuser cette résonance au monde.
L’exposition « Wabi, une esthétique d’avant – garde » bénéficie du statut « Programme Associé Japonismes 2018 ».

 

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